Obligations de sommes et donations mobilières assimilées à un legs

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DROITS DE SUCCESSION – BASE TAXABLE

FICTIONS FISCALES DE TRANSMISSION SUCCESSORALE

ENTRE ÉPOUX – EXEMPTION POUR TRANSMISSION D’ENTREPRISES

Obligations de sommes et donations mobilières assimilées à un legs (art. 4, 2°, C. succ – art. 2.7.1.0.3, 2°, du C.F.F)

Sont considérées comme legs, pour la perception du droit de succession « toutes obligations de sommes déguisant une libéralité sous l’apparence d’un contrat à titre onéreux, qui n’ont pas été assujetties au droit d’enregistrement établi pour les donations (…) »

  1. Champ d’application
    L’article 4, 2°, du C. succ. ne vaut que pour le droit de succession proprement dit; il ne s’applique pas au
    droit de mutation par décès.
  2. Conditions d’application
    Il faut :

    • qu’il s’agisse d’une obligation de sommes (capital, rente ou intérêts,…)
    • que cette obligation résulte d’un contrat à titre onéreux souscrit par le défunt ou tout au moins d’une
      clause contractuelle souscrite à ce titre;
    • que l’Administration établisse que le contrat (ou la clause contractuelle) déguisait une libéralité
      faite par le défunt
    • que cette libéralité n’ait pas été assujettie au droit d’enregistrement établi pour les donations (avant
      ou après le décès du débiteur)
      L’acte enregistré n’indique pas la cause de l’obligation
      L’acte enregistré indique la cause de l’obligation mais une cause fausse, dans les conditions nécessaires pour faire titre,
      l'Administration ne peut prétendre à redresser la perception du droit d'enregistrement; la fiction de legs est seule susceptible d'application

      l'Administration ne peut prétendre à redresser la perception du droit d'enregistrement; la fiction de legs est seule susceptible d'application

      • de rectifier la perception du droit d'enregistrement en appliquant le droit de donation, ainsi que les amendes prévues pour le cas de simulation (art. 204, C. enreg.; art. 3.18.0.0.4, C.F.F.)
      • l'article 4,2°, du C. succ. (art. 2.7.1.0.3,2°, C.F.F.) est hors cause
      • mais elle pourrait renoncer au droit d'enregistrement pour s’en tenir au droit de succession

    • que l’obligation n’ait pas été exécutée avant le décès

Conséquences de l’application

  • L’obligation de sommes qui tombe sous l’emprise de la fiction de legs établie par l’article 4,2°, du C. suce, (art. 2.7.1.0.3, 2°, C.F.F.), ne peut être admise, comme telle, au passif de la succession (art. 32, C. succ.; art. 2.7.3.4.3, C.F.F.)
  • L’application de l’article 4, 2°, du C. succ. suppose nécessairement qu’il soit démontré que l’obligation de sommes constitue en réalité une libéralité consentie par le de cujus il faudra donc toujours tenir compte
    • du rapport de cette libéralité (par le créancier à ses cohéritiers ou
    • de sa réduction pour atteinte à la réserve ou à une institution contractuelle par contrat de mariage.
1Informations relatives au défunt et à ses héritiers
2Lieu de localisation des avoirs du défunt
3Question adressee au notaire
L'’un des héritiers a-t-il été résident pendant plus de 6 ans en France au cours des 10 années précédant le décès
    • Déposer les fichiers ici ou
      Taille max. des fichiers : 512 MB.
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